Chapel Hill "Songs to die for"
Bien qu’enregistré dans la capitale alsacienne, dès les premières notes, on est plongé dans l’Amérique profonde, du côté du Sud, pas loin du Texas. Rien de bien étonnant lorsqu’on apprend que Nathan Symes, initiateur et compositeur de Chapel Hill est originaire de Caroline du Nord. Pourtant, l’originalité est présente tout au long de l’album, les chansons mélangeant les genres et influences, de Nick Cave (" A Time For Everything ") à Tom Waits ("Twist"), en passant par Ween, Wilco ou encore les Shoulders, excellent groupe texan qui avait connu un petit succès en France avec son " Trashman Shoes ", au début des années 90. Nathan Symes a une voix rocailleuse et sombre. Il en use pour nous narrer des histoires du même acabit. Il n’y a pas de répit dans les textes de Chapel Hill. La vie est dure, ironique et douloureuse. Pour autant, la musique n’a rien de noire, même si elle se fait parfois mélancolique. Alternativement, au long de l’album, l’auditeur a envie de taper du pied, de cavaler à travers les champs sur un cheval lancé au galop, de sortir les guns et de lancer des duels à des cow-boys qui auraient le malheur de croiser notre chemin. Sans oublier de boire quelques rasades directement à la bouteille, comme de vrais hommes ! Mais sur des superbes ballades douces amères ("Like a Dog", "Lucky Boy "), l’ambiance pousse à se retrancher près d’une cheminée, au coin du feu, en attendant des jours plus heureux. Côté musique, les batailles, entre une guitare virevoltante, une slide guitar si typiquement américaine et un violon joliment utilisé, nous rappellent que l’Amérique s’est construite sur plusieurs cultures. Ce qui la rend si riche d’influences multiples. Les morceaux de Chapel Hill sont très beaux et souvent entraînants. Encore plus forts que sur scène. Chaque ambiance sonore créé des images associées : portes d’un saloon qui claquent après le passage d’un desperado, bal populaire où l’on vient chercher femme (" Two White Horses" et ses "Hi-ha" si country), grande randonnée à travers champs, rodéo sur des taureaux sauvages et énervés ou soirées nostalgiques d’un temps meilleur. Avec quelques simples accords, Chapel Hill nous fait voyager sur un autre continent. Pour notre plus grand plaisir. **** par Infos :http://www.myspace.com/chapelhillfrance A time for everything / Poor uncle Louis / When the lights begin to / Moon waltz / Come undone / The butcher boy / Lucky boy RubriquesArticles similaires
Agenda
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||